

Daniel Schell

Une courte biographie de Daniel Schell
"Hygiène de l'Assassin", (1996) d'après le roman d'Amélie Nothomb.
Musique de Daniel Schell (© Sabam 1995)
Livret de Daniel Schell (© Sabam 1995) en collaboration avec et basé sur le roman d'Amélie NOTHOMB "Hygiène de l'Assassin" publié par Albin Michel; Paris (© 1992)
| Prétextat Tach, 83 | Prix Nobel | Bass-Baryton |
| Nina, 30 | 5è journaliste | Soprano |
| Furet | 1er journalist | Contre-ténor |
| Coq | 2è journaliste | Ténor |
| Singe | 3è journalist | acteur |
| Sanglier | 4è journaliste | Baryton |
| Souris | Une journaliste | Mezzo-Soprano |
| Mésange | Une journalist | Soprano |
| L'infirmière | actrice | |
| Grand Choeur |
Nouvelle production de l'ORW, (Directeur général: Jean-Louis Grinda) .
Direction musicale : Jean-Pierre Haeck.
Direction scène: Frederic Roels.
Costumes: Valérie Urbain.
Gilles Wiernik (Tach), Nina, Marcel Arpots (Journaliste Furet), Christine Solhosse (Journaliste Coq), Patrick Pircak ( Journaliste Sanglier), Orchestre de chambre de l'ORW.
Première le 11 février 2000 à Liège.
Nouvelles performances:

(photo © Opéra Royal de Wallonie ORW Jacky Croisier)
"Hygiène de l'Assassin", une commande de L'L, Michèle Braconnier, de la Communauté Française de Belgique et de l'Aeronef de Lille, Jean-Pascal Reux, a été créé à Anderlecht, Ecole des Vétérinaires, le 15 novembre 1995 et à Lille, Aeronef le1er décembre sous la direction musicale de Marc Michael De Smet et dans la Mise en Scène de Jacky Lautem.
Chanteurs : Prétextat Tach, Gilles Wiernik - Nina, Marie-Paule Fayt - Furet, Jean Fürst - Coq, Aldo de Vernati - Sanglier et Singe, Thierry Marchant - Souris, Martje vande Ghinste -Mésange, Cécile Kempenaars -

Nina: Marie-Paule Fayt et le journaliste Sanglier: Thierry Marchant dans la mise en scène de Jacky Lautem
Musiciens: Ensemble Karo avec Emmanuel Suys: clarinette - Jan Kuijken: cello - Luc Gerard: claviers - Stefan Poelmans: harmonium - Wolfgang Daiss (tiptare) - Pierre Narcisse: percussions, tabla . Electronique assurée par Markus Reuter et Daniel Schell (programmation Ordinateurs). Partitions établies par Bert Cornelis et Claudia Wester.
Choeur : Ex Tempore-Goeyvaerts Consort avec Veerle Verhaege (Sop), Greta Joris (Alt), Vera Van de Sompele (Alt), Dimitry Goethals ( C.Ten) , Tom denys (Ten) , Gert Dhaene (ten), Kobe Bayens (ten) , Rudy Tambuyser (bas), Bart Tambuyser (Bas), Joachim Brachse (bas) . Décors: José Froment - Costumes: Agnès Dubois - Régie: Philippe Warrant- Maquillages: Jean-Pierre Finotto Production: "L’ L" , Bruxelles, Michèle Braconnier
Le personnel de la reprise 1996: Mise en scène retravaillée par Astrid Vehstedt - Nina : Anne Horbach - Représentations à Montigny-le Tilleul, dans le cadre du festival de Wallonie, puis Maison de la Culture d'Arlon.
Cette dernière version est disponible sur CD chez Clic Music
Nina: Anne Horbach - Prétextat Tach: Gilles Wiernik dans la mise en scène d'Astrid Vehstedt
| Scène 1: | Obscurité | Tach et le journaliste Furet. Au Café 1: Souris, Furet, Coq et Sanglier, le Grand Choeur |
| Scène 2 : | Le repas et l’expurgation | Tach(muet) , Coq(chanté), Singe(parlé), l’Infirmière(parlé). Au Café 2: Souris, Singe et Sanglier , le Grand Choeur |
| Scène 3 | Le bain | Tach (muet), Sanglier(chanté) et l’infirmière (muet). Au Café 3 : Furet, Coq et Sanglier, le Grand Choeur |
| Scène 4 | La strangulation | Tach et la journaliste Nina. Ensemble vocal complet: Nina, Souris, Mésange, Furet, Coq, Sanglier, et Tach. Le Grand Choeur. |
Scène 1: L’obscurité
Le journaliste Furet rentre dans un appartement obscur. Il vient interviewer Prétextat Tach, 83 ans, prix Nobel de littérature. Ce dernier n’aime pas les journalistes et n’a jamais accordé d’interview. Atteint d’un cancer des cartilages, le syndrome d'Elsenvijverplatz, il est à deux mois de la mort. C’est la raison pour laquelle il accepte de reçevoir 5 journalistes et pas un de plus.
En s’approchant, le journaliste Furet constate que Tach est un infirme obèse, se déplaçant en chaise roulante.
Tach admet qu’il a laissé un roman inachevé, qu’il a été beau jusqu’à dix-huit ans, puis qu’il est subitement devenu obèse et laid.
Furet essaye de faire dire à Tach qu’il a bien du se représenter dans l’un de ses 22 romans. L’écrivain nie en bloc: aucun des ses romans n’est autobiographique, même par le biais de la métaphore.
Furieux, Tach renvoie Furet.
Au café, Furet et ses collègues journalistes Coq, Sanglier, Souris et Singe commentent cette rencontre.
Scène 2: le repas
Les journalistes Coq et Singe assistent, écoeurés, à l’immonde repas de Prétextat Tach. Coq s’intéresse d’abord aux programmes télévisés que Tach contemple: uniquement des pubs! Singe demande à Tach pourquoi il arrache des pages à „la Princesse de Clèves". Il reçoit quelques précisions de l’Infirmière.
Coq assiste horrifié à la fin du repas. A la fin, il s’encourt en vomissant.
Et les commentaires suivent au café.
Scène 3: le bain
L’infirmière silencieuse donne le bain à Prétextat. Sanglier tente d’interroger le Prix Nobel sur son enfance mais n’obtient pas d’éclaircissements. A peine arrache-t-il de Tach l’énumération des qualités - et des organes...- qui font un bon écrivain. Il se fait renvoyer.
Scène 4 : Léopoldine
Le 5e journaliste est une femme de 30 ans: Nina. Tach ne lui cache pas sa misogynie et l’injurie de plus belle. Elle lui tient tête et arrive même à lui arracher un pari: Qui fera rendre gorge à l’autre devra ramper.
A l’inverse des autres journalistes, Nina a très (trop) bien lu Tach.
Nina se livre à un décompte détaillé: elle compte les personnages féminins tout en citant les titres de 21 romans. Il reste donc un 22e roman dont on ne connaît pas le titre. Et dans ce roman, il resterait 2 personnages féminins. Ce roman parlerait de strangulation et serait inachevé. Tach refuse de dire le titre de ce roman. Il prétend l’avoir oublié.
Nina annonce alors qu’elle a fouillé le passé de Tach en réalisant une véritable enquête, basée sur le contenu de ce roman. Elle a découvert que Tach a passé son enfance dans un château- aujourd’hui disparu- en compagnie d’une petite cousine: Léopoldine.
Nina se fait confirmer par Tach que ce roman contenait bien 2 personnages féminins et non pas 3, ce qu’il admet soudain. Nina analyse ensuite „l’hygiène de l’éternelle enfance" une théorie „dingue" inventée par Tach, pour maintenir sa cousine éternellement en enfance, l’empêchant ainsi de devenir femme.
Nina fait admettre à Tach qu’il s’était décrit dans ce roman inconnu. Pour cela elle bluffe en utilisant le stratagème d’une soi-disant photo retrouvée, montrant Tach et sa cousine Léopoldine, tous deux minces et beaux. Excédé par les questions, Tach admet s’être représenté dans le roman. „Hygiène de l’Assassin." Il admet que les deux personnages féminins étaient sa grand-mère et sa tante, alors que Léopoldine, comptant pour zéro, n’était pas un personnage féminin, mais un être miraculeux.
Nina avait donc bien bluffé dans son décompte: trois personnages féminins dans „Hygiène" alors que Tach n’en comptait que deux.
Il raconte alors que lors d’une scéance de natation il s’était aperçu que Léopoldine avait ses premières règles. Il avait alors décidé de l’étrangler pour l’empêcher de devenir femme.
Nina a donc résolu toutes les questions sauf une: pourquoi ce roman est-il inachevé? Elle le comprend soudain: Tach lui demande de l’étrangler. Elle ne peut s’y résoudre.
Tach lui démontre alors qu’elle-même est l’assassin car elle a tué le souvenir de Léopoldine qu’il portait intact dans sa mémoire. Il la persuade tant et si bien que l’envie d’être assassin la saisit à son tour. Elle l’étrangle.
Notes de Daniel Schell
Selectionnez un extrait du lecteur:
Musique de Daniel Schell . Livret de Daniel Schell sur base du roman d’Amélie Nothomb, C. Albin Michel 1994
Création:
Les 11, 12 et 13 décembre 1997 au XXe Théatre, Paris, sur la demande de Bruno Letort.
Puis au Musée des Beaux-Arts de Lille, en Mars 1998.
Commande du Ministère de la Communauté Française de Belgique.
Création Bruxelloise : Espace Senghor, 25-26 Septembre 1998.
| Le Professeur (50 ) | Baryton basse | Alain Blairon |
| Daniel (30 ), assistant du Professeur | baryton | Thierry Vallier |
| Marina (20 ), étudiante de dernière année | soprano | Marie-Paule Fayt |
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Direction musicale et claviers : (Piano, harmonium, et orgue-synthétiseur) : Patrick Davin et Jean-Pierre Moemaers, en alternance. |
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Scène 1
D’après Amélie Nothomb: "Au fond de la pièce, une bibliothèque, surchargée de livres, couvre tout le mur. Le reste de la salle frappe par son dénuement: ni table, ni bureau, ni fauteuil, seulement quelques chaises en bois et, à droite, un énorme poêle en fonte." Dans le mise en scène de Daniel Donies: La pièce principale d’un petit appartement. Côté jardin une porte monte à la chambre. Côté cour la porte de’entrée de l’appartement.
L’action se situe pendant une guerre Barbare, non précisée. Les personnages sont professeurs et élèves du Département de Littérature de l’Université. Le Professeur, 50 ans, discute livres avec son assistant Daniel, 30 ans qui partage son appartement avec lui. On est en plein coeur d’un hiver rigoureux et le combustible manque cruellement. Plus de chaises, plus de meubles, plus rien à brûler. Le Professeur propose plutôt à Daniel d’aller se réchauffer à l’Université quand elle n’est pas bombardée. Entre Marina, 20 ans, l’amie et étudiante de Daniel. Le Professeur rappelle à Daniel que ce dernier change de "fiancée" chaque année. Daniel lui assure qu’avec Marina ce ne sera pas la même chose: il l’aime. Marina n’y croit pas plus que ça et lui reproche son inconstance en le comparant au Pâris, coureur de femmes, de l’Illiade. Pour se réchauffer, elle leur propose de brûler plutôt les livres qui sont dans la bibliothèque du Professeur. Brûler un livre, mais lequel? Ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la "valeur littéraire" comparée d’auteurs comme Kleinbettingen ou Sterpenich. Marina s’en va.
Le Professeur et Daniel discutent. Poser la question "Quel livre brûler?" revient au même que " Quel livre emmèneriez-vous sur une île déserte?". Avant de brûler les livres, il faudrait les apprendre par coeur, du moins les bons. On le faisait bien dans l’antiquité.Le Professeur enseigne donc à Daniel le rituel d’apprentissage de la Veda. Rentre Marina. Terrorisée, elle annonce que la cité universitaire a été bombardée.

Scène 2
Le Professeur, Marina. Même pièce.
Marina s’interroge: "Me voyez-vous me marier? …Y a-t-il un sujet qui vaille au coeur d’un poêle?". Elle est d’avis que non. "L’enfer, c’est le froid. Le Professeur l’invite à bouger, à sortir. Mais comment pourrait-elle sortir, alors qu’on se fait tuer dans la rue. Se suicider, facile. Il suffit d’aller se promener sur la grand-place pour attraper une balle. Marina annonce qu’après le dernier livre, c’est ce qu’elle fera.
Le Professeur lui propose de danser. Un climat d’érotisme sur le mode attraction-répulsion s’installe entre eux. Elle couche avec lui pour profiter "de son ventre brûlant".

Scène 3
Daniel, Le Professeur, Marina. Même pièce.
Daniel et Le Professeur ont passé la nuit à étudier les dix derniers ouvrages par coeur, comme le faisaient les Aèdes pour préserver l’Illiade. Ils reparlent du dernier livre à brûler. Le Professeur s’en désintéresse. Il ne pense plus lui aussi qu’à avoir chaud. Pourtant quand Daniel propose de brûler Le Bal de l’Observatoire de Blatek, Le Professeur refuse soudain. Il pense à l’histoire d’amour des adolescents Larissa et Jaromil, à la scène du bal, et aux scènes de la Genèse auxquelles il est fait allusion: le match d’impro avec pour sujet le combat de Iaacob et d’Elohim, ou encore le récit d’Adam et Eve…
Marina rentre. Daniel sait qu’elle a couché avec Le Professeur. Elle ne se cache pas de ce répugnant moment. "Je l’ai fait uniquement pour avoir chaud" dit-elle. La tension se cristallise sur Le Bal de l’Observatoire, dernier refuge de la beauté, dernier vestige de la civilisation. Marina supplie qu’on ne le brûle pas. En vain. Le Professeur jette le livre au feu. Marina se précipite dehors, vers cette "Grand-Place" où les passants sont abattus par les franc-tireurs. Daniel se précipite pour tenter de la rattraper.
Profitant des dernières minutes de chaleur, Le Professeur soliloque. Il va aller retrouver les deux cadavres sur la "Grand-Place" dès que le dernier "Combustible" sera brûlé. Il y restera le temps qu’il faudra.
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Description
Opéra- Théâtre musical de mouvements avec chorégraphie
En un mot
L’histoire d’amour de deux fillettes dans le Pekin communiste de 1974, parmi les scènes de “guerres” –(enfantines)- et les “sabotages –(courses à velo)- amoureux".
Action
En 1974, Amélie a passé 3 ans à Pékin, alors que ses parents étaient en poste diplomatique dans le “ghetto” de San Li Tun. Elle parcourt le “Boulevard de la Laideur Habitable” et la “Place des Ventilateurs” au galop de son coursier (son vélo).
Scène d’intérieur: Amélie enfant se fait coiffer par Amélie adulte, sa confidente car les relations avec les Chinois, en particulier les enfants, sont autrement interdites.
Jeux brutaux: La vie dans la Chine de la “Bande des Quatre” est monotone et les enfants de diplomates créent des jeux de guerre particulièrement virulents. Ainsi -pour n’en citer qu’un- ils accumulent leur pipi dans une grande cuve. Une après-midi, lors d’une bataille particulièrement ardue, ils attrapent l’ennemi Allemand Werner et le plongent tout entier dans la cuve.
Apparition d’Elena. Cette jeune fille apparaît tout à coup dans la vie d’Amélie. De père diplomate Italien et de mère Indienne, Elena subjugue Amélie. Un jeu subtil et sentimental vient au jour. Amélie a le coup de foudre, mais Elena ne montre qu’indifférence.
Tactiques et jeux: Pour enfin éveiller l’intérêt d’Elena, Amélie découvre qu’une indifférence feinte est la seule arme. Entre-temps, Elena a une “affaire” avec le beau Fabrice. Et les jeux de guerre continuent. Même que l’un d’eux manque de mal se terminer lorsqu’un garçon Népalais sort un grand couteau et menace de s’en servir.
88 tours de cour: Pour briser la glaciale Elena, Amélie accepte même le défi de courir longtemps autour de la cour. Son asthme finit par la jeter dans l’inconscience. Elena est maintenant vaincue par l’indifférence d’Amélie. Las, cette dernière n’en peut plus et décide soudain d’arrêter le subterfuge et de déclarer son amour pour Elena. C’est la fin. Elena se détourne méprisante. Elle ne reviendra plus.
Inhoud (Nl)
Een vrouw – Amélie - denkt terug aan terug haar kindertijd. Wij bevinden ons in 1974, in Peking. Het kleine meisje woont samen met haar ouders in het diplomatische getto van San-Li-Tun. De kinderen van verschillende nationaliteiten die in dit getto wonen, brengen het grootste gedeelte van hun tijd door met oorlogje voeren. Plotseling duikt er, in deze permanente vijandige omgeving, een engel op in het midden van de zomer: Elena, een kleine, betoverend mooie Italiaanse. Het leven van Amélie krijgt een totaal nieuwe wending. Zij ontdekt de liefde, alsook de pijn die de liefde met zich brengt. Elena reageert immers nauwelijks op de wanhopige pogingen van het kleine meisje om haar aandacht te trekken. De herfst breekt los, samen met de jalouzie, want Elena schenkt veel meer aandacht aan een zekere Fabrice dan an Amélie, die tot alles bereid is voor Elena: Op verzoek van Elena, loopt Amélie 88 keerrond de speelplaats, terwijl haar gezondheid eronder lijdt. Het is nu winter. Amélie heeft beslist afstand te nemen van Elena. Maar, met de komst van de eerste lentezonnestralen, wordt haar wil gebroken. Het kleine meisje gaat eronder door en verklaart, zonder enig idee van de omvang ervan,haar liefde aan de kleine Italiaans.
Création
| Amélie-adulte: | Patricia Fernandez (mezzo) |
| Camarade Chang, Général Werner, Fabrice: | Patrick Delcour (baryton) |
| Amélie-enfant- dancers (in alternance) | Camille Delvaux, Cécile Ranzy, Coralie Matthys |
| Elena & danseuses (in alternance) | Caroline Scholsem, Fanny Kaesmacher, Clara Rensonnet |
| Musiciens de l'Ensemble ORW | Violon: Ludwig Marszalek / Cello: Jorin Jorden / Contrebasse: Pierre Boigelot / Flûte: Luciano Zampieri |
| Percussion | Didier Bormans |
| Piano | Jean-Claude Van Rode |
| Trombone | Raphaël Robyns |
Création
Le 5 Octobre, Liège, Belgique.
Opera Royal de Wallonie, directeur: Jean-Louis Grinda. Mise en Scène et dramaturgie: Frédéric Roels. Direction Musicale: Federico Santi. Chorégraphie: Barry Collins. Décors et costumes: Valérie Urbain. Lumières: Olivier Wéry
(Photos ORW, Jacky Croisier)
Presse
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... Troisième et meilleur opéra de Daniel Schell et Amélie Nothomb ... Ce “Sabotage” est finalement plus proche du théâtre que de l’opéra, il s’inspire d’un roman piquant juste, il bénéficie de la vision lumineuse de Frédéric Roels, du charme troublant des petites danseuses, de la générosité des interprètes : autant d’éléments qui expliquent pourquoi, à la deuxième représentation, le Petit Théâtre était comble, le public, de deux générations plus jeune qu’à l’opéra d’en face, et le succès particulièrement bruyant! Martine D. Mergeay - La Libre Belgique |
Voir le reportage TV de la RTBF |
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Musique: Daniel Schell
Livret : Daniel Schell & Jean-Claude Servais. Avec des poêmes de Jacques Lacarrière et Alejandro Jodorowsky.
Décors: Jean-Claude Servais
Le livret de l’opéra est basé sur la bande dessinée ‘Déesse blanche, déesse noire’ de Jean-Claude Servais



Des personnages bons et mauvais font une course symbolique vers l’Arbre Roi, arbre du bien et du mal situé au fonds d’une grande forêt. La fée Gaya, qui possède aussi le double visage du bien et du mal, a marqué leur destin dès la naissance et règle leurs déambulations. Pour atteindre le but de leur quête ils traversent la forêt et rencontrent toute une série de personnages mythiques: les génies de la forêt. Les uns sont des esprits du bien, les autres du mal et cette dualité donne sa dynamique à l’histoire.
Des éléments sont présents en permanence. Les racines profondes, abritent les génies du mal et tentent sans arrêt de ralentir nos héros. A l’inverse les branches sont l’habitat des gentils. Et au-dessus des branches il y les cimes, qui ne sont malheureusement pas à la portée du petit monde de la forêt. Ils rêvent pourtant tous d’accéder.
Enfin la mousse joue un rôle de réseau qui couvre la forêt. Elle séduit le voyageur, l'attire et le happe.. Elle est à la fois lit et femme, moite, verte et suave. Elle est une mer d'intelligence. Ce qu'elle apprend ici est immédiatement transmis là-bas. Grâce à la mousse, véritable toile de la forêt, tout se sait partout.
Malheureusement, l'Arbre Roi est malade, suivi en cela par les autres arbres de la forêt. Pour les sauver, Maud va danser, entre autres, avec Beth le Bouleau. Elle et son ami Vivian, vont tout faire pour combattre la mystérieuse maladie apportée par Maud et Jack, ainsi que leur armée de génies malfaisants.
| Maud:, 18 ans, fée venue du monde humain | soprano |
| Vanessa 18 ans, sorcière venue du monde humain | alto |
| Vivian, ami de Maud | ténor |
| Jack, ami de Vanessa | baryton |
| La Fée Gaya | Alto |
| Le gardien des bijoux | Contre-ténor |
| Anicet le Lutin, esprit du bien | Contre-ténor |
| Malicious the Troll, esprit du mal | Barytone-Bass |
| La petite fée Incantadès, esprit du bien, à l’orée de la forêt | Coloratur |
| Les Racines, pestes d’eau, esprit du mal | Baryton-basse |
| Les Branches, esprits du bien. | Contre-ténor |
| Tourmentine, touffe d’herbe diabolique happant les promeneurs | Alto |
| L’Ogre, géant myope | figuré |
| L’Ogresse, elle garde ses sept enfants dans sa jupe afin que l’ogre(qui n’y voit rien) ne les mange pas. | Baryton-basse |
| Les 7 enfants de l’ogresse | Petit chœur d’enfants |
| Le Couzzietti : ronce maudite qui accroche les pieds des promeneurs. | Baryton-basse |
| Les Bonnets Rouges, êtres cruels qui trempent leur couvre-chef dans le sang. | Contre-ténor, coloratur |
| La Mousse, esprit du bien, réseau naturel circulateur des nouvelles dans la forêt. Ronge aussi les barreaux des prisons. | Contre-ténor, alto |
| Choeur |
Au total , le livret est écrit de façon à cumuler les rôles suivants:
Coloratur : Fée Incantandès, Bonnets Rouges
Alto : Fée Gaya, Tourmentine ; La Mousse
Contre-tenor : le Gardien des bijoux, Anicet, Les Branches, Les Bonnets Rouges, La Mousse
Baryton Basse : Malicious le Troll, les Racines, l’Ogresse , les Couzietti.
Les personnages de la forêt peuvent donc être attribués à 4 chanteurs seulement.
L’effectif total des chanteurs solistes est donc de 8 :
Coloratur, soprano, mezzo, alto, contre-tenor, tenor, baryton, baryton-basse.
Création partielle Avril 2006, Ville de Rambouillet
Mathilde Sevrin: soprano
Gregory Decerf: baryton
Ensemble du Conservatoire Royal de Mons. Direction et piano: Jean-Philippe Collard-Neven.
Pauline Lantin, clarinette.
Hoat N'Guyen, violon. Angélique Charbonnel, violoncelle. Christofel Delaat, contrebasse. Jerome Baudart, percussions.
Réalisé avec le soutien de la Ville de Rambouillet. Création simultanée à Espace Senghor, Bruxelles.
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Détails
L'action se déroule dans un petit village, proche de la montagne. Les habitants sont des ‘carbonero’, qui gagnent leur vie en produisant du charbon de bois.
Résumé
La salle de l'hotel “La Pierre en l’Air”. Rudi, un chanteur pop, danse sur scène. Une jeune femme, Pola. L'admire. Séduction. Elle emmène Rudi au premier étage. Un autre client, Bademeister Mario, y fait grand tapage.
Pola et Rudi se marient.
Monsieur Woodbury, le directeur, et sa secrétaire Yvette sont heureux. Le disque de Rudi “Du isst my paradiss” est un hit mondial.
Un an plus tard, dans le petit village de l'Alpe della Luna. Pola, Rudi et leur fille Lili nouvellement née, mènent d'une vie paisible. Soudaine obsession de Rudi à Pola: Etais-je ton premier homme le soir de notre mariage? “
Tudu, la femme à lunettes, habite près de chez eux. Elle aime désespérement Bademeister Mario. Elle dépend malheureusement du Chimic Bonus, dont elle avale des tablettes sans arrêt.
Une grande foule assiste au concert de Rudi. Tudu, pourtant, arrive à la scène et obtient un autographe de lui.
Tudu emmène Rudi chez elle. Elle lui met ses lunettes. Leur nuit.
Pola et Rudi célèbrent leur anniversaire de mariage. Rudi s'endort et rêve d'un cerf volant qui l'emporte dans les airs. Télephone ! C'est Tudu! Rudi cache mal son trouble. . Pola se doute de quelque chose. Elle se blesse malheureusement à un clou rouillé. Rudi ne s'en importune pas et la quitte pour aller voir Tudu: 'Une répétition...' ment-il.
Rudi répéte avec ses musiciens. Il prépare son nouveau morceau 'L'amour est une bataille' sur la Karo-Machine, engin qui lui sert à composer. Anxiété! Il renvoie ses musiciens. Arrive Tudu, malheureusement accompagnée de Bademeister Mario. Rudi tente pourtant de l'embrasser. 'Tu colles' lui dit Tudu. Pendant ce temps, Bademeister Mario s'intéresse de trop près à la Karo-machine.
Les disques de Rudi ne se vendent plus. Mr Woodbury decide de l'abandonner. Pendant ce temps il lance “Alpe della Luna”le nouveau hit de Bademeister Mario, avec un énorme budget de promotion. La secrétaire Yvette, pourtant, essaye de défendre Rudi.
Rudi essaye désespérement d'avoir Tudu au téléphone. Sans succès. Soudain un inconnu décroche et répond...
L'infection du bras de Pola a maintenant gagné tout le corps. Le Dottore et l'infirmière Schwester Catherine avertissent Rudi de la sévérité de la maladie, mais il ne s'en soucie pas. Au contraire, il tente de convaincre Pola de le reprendre. Très faible, Pola refuse. Rudi s'en va alors, laissant Pola seule. Elle meurt triustement....
Tudu s'amuse avec ses amis Filip, Paul et Gesine. Plein de jalousie, Rudi force Tudu tà le suivre. Mais elle ne veut plus de lui....
Rudi attrape une maladie infâme. Le Dottore et Schwester Catherine le tourmentent.
Mr Woodbury offre un banquet pour Bademeister Mario et ses 5 millions de disques vendus de “Alpe della Luna” . Rudi insiste pour chanter “L'amour est une bataille”, mais ne rencontre qu'une glaciale indifférence. Terriblement déçu, il se met à boire et prend une quantité exagérée de Chimic Bonus.
Bademeister Mario se met à l'insulter et lui apprend brutalement la mort de Pola. Rudi perd la tête. Effrayé par l'assistance, il prend sa fille Lili dans ses bras et saute par la fenêtre.
***
Le compositeur a eu l'intention d'opposer le caractère de Rudi, avec ceux de ses deux rivaux Mr Woodburv et Bademeister Mario.
A cet effet, Rudi, le chanteur “pop” a la partition d'une voix 'non-éduquée', avec des mélodies non classiques, des notes hors de la tessiture, des hauts falsetti et ainsi de suite. Le baryton et le tenor, eux, gardent le caractère puissant de leur voix éduquée.
Durant l'écriture, le compositeur travaillait avec Bernard Plouvier, un jeune chanteur pop, qui avait reçu une éducation de violoniste mais non de chanteur. Ce dernier put ainsi maîtriser la partition avec sa voix 'rauque'.
L'orchestre est composé de trois groupes: L'Arkestra Kult; le Choro Primo et le Sinfonico.
Sur scène on voit l'Arkestra Kult, le groupe de Rudi, et le Choro Primo, le choeur.
| Pola | Soprano nerviosa |
| Tudu | Mezzo fatale |
| Rudi | Tenor populare |
| Bademeister Mario | Baryton- Basso guerriero |
| Mr Woodbury | Tenorito irritanto de director |
| Yvette | Alto secretarista |
| Filip | Tenor heroïco |
| Paul | Basse à pomme d"Adam |
| Gesine | Soprano agile |
| Il Dottore | Basso scientifico |
| Schwester Catherine | Soprano giocosa |
| Lili | Filletta de Rudi e Pola |
| Arkestra Kult | Rudi´s musicians |
| Koro Primo | Choeur des charbonniers et des charbonnières |
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"L'enfoui fuit", (1990, 1998) sextet pour tiptare, théâtre musical.
L'Enfoui Fuit
Sextette électro-acoustique de Daniel Schell. Durée:
environ une heure. Avec scénettes et lectures de A.David-Néel,
Max Stirner, E.Reclus.
Ensemble Karo, direction Ken Ichi Nakagawa, avec Wolfgang Daiss
(tape-guitare électrique), Judit Gudor (clarinette), Marie-Paule
Verlinden (cor), François Deppe (cello), Jean-Luc Plouvier (synthétiseurs),
Pierre Narcisse (tabla, percussions).
Orchestration
"L'Enfoui fuit" est une sorte de concerto pour sextette plutôt
qu'un concerto pour tiptare à proprement parler. La partition de
la tiptare est longue et fournie et l'écriture s'inspire des autres
instruments présents sur scène. En général
les mélodies sont laissées au trio clarinette-cor-cello.
La tiptare, elle, est en dialogue permanent avec le clavier par des figures
rythmiques déphasantes, réponses en lignes de basse, accords
etc... La clarinette reprend fréquemment le travail rythmique de
déphasage des motifs..
Le cello, bien plus riche et mélodique, trouve en la tiptare
une aide qui rehausse ses basses et son attaque.
La technique de tiptare doit beaucoup à deux instruments d'Inde,
les tabla-s, puis les familles d'instruments à cordes, tels le sarangi
et le sitâr. Des tabla-s on tire tout le travail "digital". La tiptare
est en effet tapée du bout des doigts, exactement comme les tabla-s,
et cela peut conduire à une grande précision rythmique. Du
point de vue mélodique, le son de la tiptare trouve une source de
richesse dans l'ornementation et les glissandi.
Argument
L'Enfoui héberge un contexte de théatralité et
de mouvements. Par exemple, au début, le soliste fait glisser des
billes sur les cordes de la tiptare. Cela ne produit pas qu'un son merveilleux,
il y a aussi une qualité de mouvement qui est exploitée.
L'Enfoui, c'est une version moderne et humoristique du diable et le diable
c'est le déroulement inexorable de la nature. Un peu comme
la notion du karma, dans le bouddhisme. Quoique l'on fasse, bien ou mal,
on ne produit que de la causalité (cause-effet). On remue l'air
avec ses bras. (Bien sûr les oiseaux volent de cette manière
et les hommes se réchauffent.) Le proverbe wallon " Faire ou défaire,
c'est toujours travailler" dit bien cela.
Musicalement, cela se traduit par une série d'oscillations autour
d'un attracteur. Si les musiciens sont habiles ils chassent l'Enfoui qui
fuit! Mais l'attraction les ramène bien vite d'où ils sont
partis. l'attracteur peut être tonal (une mélopée "stable"
de type antique, une mélodie populaire, le chant du merle), ou rythmique.
S'écarter de l'attracteur se fait par des voyages. Le voyage peut
être une variation autour de la mélodie centrale, une harmonie
délirante. Moins connues sont les variations autour des attracteurs
que constituent les points remarquables du cycle rythmique, comme le sam
indien. On demande aux musiciens d'improviser dans ces cycles et de créer
ainsi des "tensions" dans le temps. Pratiquement, chaque section commence
par un phénomène stable, se poursuit par un "voyage" et se
termine joyeusement par un thème à carreau, sorte de petit
joyeau géométrique.
Ils doivent aussi balancer leur instrument, lire, parler, chanter,
bouger, parfois danser. Cette théatralité doit être
complètement anodine et naturelle. Elle est considérée
comme une simple exécution de mouvements. Le musicien joue des actions
comme il joue des notes. Ni plus ni moins. Le chef, lui aussi participe
calmement à l'action et guide amicalement ses amis sur la voie...
Alexandra David-Néel
et ses collègues "anarchistes"
Les textes et ambiances viennent de l'orientaliste Alexandra David-Néel
qui vécut à Bruxelles à la fin du siècle passé.
Dans ses écrits elle s'est étendue longuement sur la notion
de karma et c'est à ce titre qu'elle a inspiré le compositeur.
Elle a fustigé les bigots et chassé les "diables" de toutes
sortes qu'elle n'a cessé de rencontrer lors de ses voyages.
Bien entendu, Alexandra n'a pas rencontré de vrais diables, bien
entendu, en bonne bouddhiste, elle était consciente que toute action
n'engendre que de la chaleur, mais sa stature de femme au début
du XXe siècle est proprement extraordinaire. Elle s'est mesurée
à tout, aux brahmanes "intégristes" de Benares, aux
neiges de l'Himalaya, aux servitudes que vivait la femme de son époque.
Son père, un "anarchiste" exilé de France à Bruxelles
y avait de nombreux collègues. C'est dans cet esprit que l'on lit
aussi les textes des célèbres exilés ou "anarchistes"
bruxellois qu'étaient Marx et Elysée Reclus. On lit aussi
le philosophe Max Stirner, auteur de l'extraodinaire L'unique et sa propriété"
qui influenca Alexandra
Résumé
L'enfoui 01-"Quelques expériences naturelles"
Le premier mouvement exploité est le balancier. Dans la pénombre
on voit le tiptariste poser des billes sur les cordes de sa tiptare posée
sur le sol. En balançant l'instrument, il fait rouler les billes
sur les cordes, ce qui produit un son intéressant de glissement
continu. Balancement et glissement seront donc les évènements
naturels que les autres musiciens devront imiter. La fréquence du
balancement est dictée toutefois par le phénomène
physique en rapport avec la constitution de l'instrument. Le chef circule
parmi les musiciens et veille au bon contrôle de la circulation du
balancement. Le percussioniste ouvre le sac de billes et en innonde la
scène.
Tout cela pour en arriver au thème à carreau, "Primesautier"
instant où les musiciens fêtent joyeusement leur première
victoire sur l'Enfoui.
L'enfoui 02 Au monde enveloppé dans les ténèbres
de l'ignorance
"Au monde enveloppé dans les ténèbres de
l'ignorance, je donnerai le rayon de la meilleures science" (Lalita vistara,
cité par A. David-Néel dans La Lampe de Sagesse.
Dans cette pièce, l'Ensemble joue l'exposition complète
de l'idée d'improvisation dans le temps. Une mélopée
centrale est opposée à une constellation de petits accents
disposés dans un cycle rythmique. Plus tard, cette pièce
servira d'exemple pour les solos improvisés qui en sont dérivés.
Chaque instrumentiste trouve ici une "réalisation" possible.
Un petit thème rythmique (theka) nominal est répété
sans cesse. L'ensemble essaye de sortir de son attraction, mais sans cesse,
la "gravité" l'y ramène.
Le cor joue une longue mélopée qui joue le rôle
d'attracteur. Tant qu'elle reste dans les limites des pôles tonaux,
pas de problème. Mais dès qu'elle s'en écarte, l'harmonisation
glisse vers d'autres carreaux.
Le chef bat selon un système gestuel qui permet aux musiciens
de savoir où ils en sont dans le cycle.
Par la suite, on réalise des jeux d'improvisation. Un musicien
joue un obligato La percussion continue en boucle. Le soliste
joue des phrases rubato. Les phrases doivent couvrir un nombre déterminé
de cycles, et toujours finir sur le sam (+) avec élégance.
Cest sur ce dernier point que le chef (et le jury des collègues)
juge le soliste. La récompense, sur signe du chef: la basse accompagne
pour un cycle. Tout le monde apprécie et le montre par un signe
affectueux.
L'enfoui 2 contient aussi est un groupe de 2 compositions pour tabla
et accessoirement batterie plus une composition pour clap et onomatopées
vocaux pour tout l'ensemble
L'enfoui 3 "Viens c'est l'heure, sors de ta maison, réfléchis"
Dans une première partie, "Le repos au delà de
la joie" le caractère est symphonique. Espoir, lever d'un
jour nouveau. Dans le deuxième partie, l'attracteur est une
mélodie toute simple à caractère populaire. La clarinette
peut y danser.
L'enfoui 4 - Le réveil de l'habitant peint
Le thème de ce morceau est le chant d'un merle de Suxy dans
les Ardennes. La pièce commence par un dialogue entre le merle (clarinette)
et la méchante mésange ( à synthétiser au clavier).
Puis elle voyage. Comme le chant du merle rappelle les thèmes
d'Ornette Coleman, l'orchestration est en rapport.
L'enfoui 5 - l'enjoué joué
Parmi les résolutions que prennent les musiciens, il y en a
une qui suscite plus d'inquiétude. "je ne tromperai plus mon partenaire."(tromperie
ou trompette?). Désagréable d'être soi-même l'enjoué
joué. Sur ce thème vont se succéder divers épisodes.
Le premier, "Tu n'as jamais menti et tu ne mentiras jamais. Ceci dit, on
peut guérir de tout."
L'enfoui 6 "La joie d'être sauf après le nauffrage"
L'argument général est encore celui de la tromperie.
Il oscille entre la dérision burlesque et le drame. Une belle nuit
D'été, l'enjoué découvre avec horreur sa femme
dans les bras d'un autre. La section contient aussi un solo de tiptare,
avec des gammes systématiques en gliss . "Ses cris les
plus terribles". "Il les a surpris au lit" est violent Mais
on oublie tout ça... (comme d'habitude dans l'Enfoui fuit). "La
cuiller plongée dans la sauce ne connaît pas son goût.
l'imbécile plongé dans la science, non plus."
L'enfoui 07 L'enchaînement infini
"Des causes et effets. Karma vipaaka" Duo tiptare-clarinette en forme
de postlude débouchant sur un ensemble s'élargissant majestueusement.
"Et maintenant la grande nouvelle. D'après un grand scientifique
américain, il n'est pas indispensable de respirer."
L'enfoui 08 Bah! Oublions tout ça!
Au début comme à la fin de la pièce, les musiciens
forment une fanfare pour aller chercher, accueillir ou reconduire le public
en dehors de la salle du concert.
.
Historique
"L'Enfoui fuit" a été composé dans une première
version au début de 1990. Il a été créé
cette même année à L'Aeronef de Lille (commande de
Jean-Pascal Reux), et à Hildesheim (Uwe Kalwar) en présence
d'Emmett Chapman. Le personnel était: Dirk Descheemaeker (clar),
Jan Kuijken (cello) Patrick Verstraete (cor), Jean-Luc Plouvier (synthé),
Daniel Schell (tiptare), Pierre Narcisse (percussions)
La pièce a été repensée et re-composée
en 1998. Dans la deuxième écriture, présentée
au Botanique à Bruxelles, la pièce a été
complètement revue, entre autres par l'adjonction d'un chef et une
révision de la théatralité.
" L'Enfoui fuit" 1998 se fait grâce à l'appui
de Mr et Mme Werner Wobbe, du Botanique et de la Communauté Française
de Belgique.
Une composition "optimale", de la collection Karo, impliquant le codage automatique, les métriques symétriques et harmonies de partitionnement.
Ce morceau est célèbre pour la tap-guitare solo mais a également été joué par plusieurs ensembles.
Gira Girasole
Daniel Schell & Karo
Music composed by Daniel Schell
Editore: Materiali Sonori, San Giovani Val d'Arno
Musicians: Dirk Descheemaeker (clarinet), Jan Kuijken: cello, Jean-Luc Manderlier: keyboards
Pierre Narcisse: tabla, percussion, Daniel Schell: tiptar. Produced by Arlo Bigazzi. Recorded by Patrick Hubard, Brussels.
All the music scores are on two albums:
'The Gira Girasole' for solo instruments in C
Contains the tiptar part, arrangements for the main instruments. Solo
instrument in C (flute...)
'The Gira Girasole album' for clarinet in Bb
Contains the tiptar part, arrangements for the main instruments. Soloinstrument in Bb (clarinet...). This album contains also the three Italian Trios (da Balar, Fenesta, Notte d'estate) for clarinet Bb, cello, piano.
Published by Clic Music, Editore Materiali Sonori
Introduction: All the pieces are based on traditional folk melodies of Italy. There are about 50 of them which can be found explicitely, as in 'Bella Ciao', or hidden in some voices. As usually the the music was made with the karo optimisation algorithms and the borrowing to Indian forms, which are usual to my compositional language. In general I make a citation more or less recognisable of the original theme then I transform it progressively by various processes.
Costumi Bianchi 3:35, is a joyful 7/8 dance à la karo featuring the tiptar. 'Et chante le Rossignol' 4:32 is an orchestral development with a large organ solo influenced by Ollivier Messiaen.'Peine de l'amour' 2:18 is a two-voice invention for clarinet solo.'Prairie' 3:36 is an outsider. A film music Karo recorded for Young & Rubicam agency and which we found of interest. 'Ninna nanna' 3:09 and 2:00 are pieces which involve solo cello work inspired by the Kodaly cello sonata. 'Rosa' 3:00 is a joyful little piece involving frequent meter changes. (Original theme: la rosa lu ciardino). 'Gira Girasole'5:16 is a a full ensemble piece featuring also the voice of Isabella di Venosa. It is based on a kind of large loop with a metric involving added 16ths, again inspired by Olivier Messiaen. A written rubato clarinet
solo flies over the strict metric. 'Bella Ciao' 4:06 is a typical example where the theme is citated as first then goes on various transformations. The most obvious involves local time stretching by adding short meter changes to the original 4/4. The harmonies are progressivley transformed by the usage of karo-s. 'Rythme des battipali" 2:45 is a quite piece involving a little instrumental trick. Dirk plays the clarinet only with the right hand and modulates the sound with short actions of the LH on the trill keys. These actions are simultneaously underlined by the keyboard. 'Cielo' 4:27 No mistery. This is typical Indian music with the tiptar improvising on the theme of Stelle and the tabla playing Rupak taal (7/4). 'Francesca da Rimini salvata' 2:06 is a joyful variation in 5/8 on the original melody of 'Tu voi marito, oh Nina'. Involves a tiptar solo. 'Stelle' 4:00 is based on the original 'Le stelle de lu cielu' (and other melodies) but also on a funny little Indian piece which I heard played on a kind of small vibraphone in rupak taal. 'Belis Maninis' 3:22 involves a lot of rythmic and metric activity, as well as an active contrapunctal treatment of the
orchestral voices. . The tabla solo, by the way, is entirely written, and that was, I guess, one of the first of the genre...
There exists also a 'Gira Girasole' 2 in project. The CD is available from Clic music and contains the three Italian Trios played by Trio Harmonia, the string quartet 'Elementi di scienza Napolitana', the vocal ensemble 'Funtana'. Last but not least, Isabella di Venosa sings a capella the original songs which were
the source of inspiration for Girasole 1.
A review by the tiptarist and writer Ray Ashley.
The CD I am referring to is Gira Girasole, by Daniels Schell and Karo.
This CD is on the Materialai Sonori label, in Italy, which is a division of Time Warner, so lets not go complaining that there is no major-label tap centric stuff. This CD is as good as it gets, and should not be too hard to find. It features the Stick, keyboards, clarinet, cello, and tablas.
What I like is the linearity of the music. The keyboard parts are single lines. The Stick has its distinctive sound in left and right hands, but there is interlocking counterpoint and linear lines in the (fourth tuned) bass. The Stick sound is at the center of the band, with low, growly bass and percussive highs. Of course, the
clarinet and cello play songle lines and tablas provide great punctuation without the overbearing nature of a drum kit. All the parts interlock well throughout.
These songs represent a modern composition al style that is accessible at the same time. Though I am not an expert at Indian music, it is clear to me that Schell is influenced by Indian music in rhythm and melodic contour, without copying it outright. For instance this is not cheap 1960's "raga rock" where you have a buzzing sitar and tamboura with a few flat seconds thrown in. Rather, this is music that is driven by Indian tabla beats. The melodies have a slighty Indian quality, expecially
the way that one istrument like the Stick may develop a melodic idea until it is fully formed, then repeat the idea a few times, then the whole band takes it up in unison. But the music goes beyond these eastern underpinnings with modulations and more modern harmonic language. Schell mentioned to me that all the tracks are ultimately based on Italian folk songs.
My favorite track is the title track, a meditative journey in a time signature that I have not deciphered yet! The opening track , "Costumi Bianchi" is a great opener which features the Stick in a very central role,with two handed playing which is augmented by interlocking parts from the cello and clarinet. Cello and Clarinet do get prominent unacompanied solos later in the album.
I have another Karo album which features the classic tune "Remi" which I'll have to review some other time."
Ray Ashley, October 2000.
Postaeolian train robbery (musea): "Babel"
Nouvelle édition au Japon, par SHM-CD
Morceaux:
01. Perhaps next record (1:25)
02. Viva Boma (2:35)
03. Nog verder (4:32)
04. Boehme (3:17)
05. Flamboya (7:33)
06. In Lulu (4:08)
07. L'idiot Léon (10:48)
08. Ixelles (5:02)
09. Mon rebis (previously unreleased) (6:03)
10. Reine de la vallée (previously unreleased) (4:17)
11. Nog verder (demo version) (7:22)
12. Fanfan la Tulipe (vocal improvisation) (2:38)
Musiciens:
Pascale Son: Chant, Hautbois
Alain Goutier: Basse
Daniel Schell: Guitares électriques et acoustiques, flutes alto et bass, dispositifs sonores
Guy Lonneux: Batterie
Marc Hollander: Claviers, clarinette basse, saxophone alto, dispositifs sonores
Guests:
Bob Dartsch: Batterie, percussion
Denis Van Hecke: cello
Pipou, Jean-Louis Haesevoets: percussion
Marc Mouli: Mini-Moog
Roger Wollaert: Batterie
Willy Masy or Jackey Mauer: Batterie, improvisation vocale
Daniel Schell - Dick Annegarn
'Egmont' est une oeuvre composite. Un pélerinage traditionnel, comme les musiciens des pays bas le faisaient à la renaissance quand ils visitaient l'Europe du Sud. Une étude des influences Indo-Européennes, du flamenco. Une visite à l'origine de la musique des Pays-bas, depuis la musique polyphonique de Clemens Non Papa, ses rébus alchimiques, ses motets populaires, jusqu'au recyclage qu'en a fait Antonio de Cabezon. Egmont est aussi une histoire de la guitare, depuis l'ud jusque à la tape-guitare.
Le CD déjà paru chez Freebird en 1980, est enfin terminé et disponible chez www.lowlands.be. Quatre nouvelles compositions, qui n'avaient pu être terminées, ont été rajoutées.
Le texte explicatif sur Egmont, par Daniel Schell, Egmont. Egalement disponible en Néerlandais. Egmont_Nl.
Le contenu du CD
Daniel Schell & Dick Annegarn Egmont & the ff boom
1. Ud (Schell) 1:11
2. Piume al vento (Schell) 2:18
3. Nelle (Schell) 4:13
4. Sabina and first variation (Clemens non Papa, arr. Schell) 1:39
5. La ballade du Zwin (Schell) 1:58
6. Geuzenlied (Schell) 5:03
7. Un instant sous la hache (Schell) 3:56
8. Granvelle (Schell & Annegarn) 3:57
9. Sabina and second variation (Clemens non Papa, arr. Schell) 1:40
10. Cancion Francesa (Clemens non Papa, arr. Schell) 3:34
11. Tous les oiseaux (Schell & Annegarn) 2:38
12. Sana me die (Clemens non Papa, arr. Schell) 2:16
13. Menteur du pont (Schell) 4:04
14. Ein kleiner Mann (Schell) 5:10
15. Sabina (Clemens non Papa, arr. Schell) 1:41
16. ff Boom (Schell) 9:53
Les chanteurs
Daniel Schell: guitar, tap-guitar (except.12) Dick Annegarn: vocal, guitar (3,6,8)
The voices of Pascale Son (3, 4, 6, 8, 9, 14), Aldo de Vernati (13), Patrick Van den Eede (11), Dirk Bogart (4, 9) , Lucy Grauman (3, 6), Ilona Chale (3, 6).
Les Musiciens:
Jean-Louis Baudoin: contrebasse Felix Simtaine: batterie . Adelson de Frise, flute(7). Jean-Louis Rasinfosse: contrebasse (8), Michel Bergmans: hautbois (5), Pavel Haza cello (5) , Wolfgang Daiss. tape-guitare (12), Ariane de Bièvre: flute, Pierre Narcisse: perc (11).
Ce CD contient la production originale Freebird produite par Dominique Buscail, plus de nouvelles pi餥s.
Studio 1976-78: Alain Pierre (1-9, 14-16) . 2000: Rudy Coclet (10 - 13).
Photos de couverture Daniel par Olivier Blanc- Dick par B.Muus. Illustration de la couverture: Roger Wolf
L'album de photos:

Dick Annegarn et Daniel Schell travaillent

Daniel joue l'Ud qui lui a été ramené d'Egypte.

Daniel joue la guitare polyphonique à 11 cordes, que lui a faite le luthier Cormon-Azzato. Huit cordes, dont les trois premières doublées. Touche creusée pour permettre le tirando.

Daniel et Dick

En concert sur la Grand-Place de Bruxelles, vers 1985. La bassiste est anglaise et a joué avec 'Henri Cow' . Qui sait son nom reçoit un CD gratuit. (offre expire 6 Mars 2003) (Photo Jean Severin)

Les gueux (Photos Jean Severin)
The travelling Musician, Optimal Studies, Quelques Beaux Carreaux
Musique relative à l'optimalité. Algorithmique et méthodes de recherche opérationnelle dans la composition musicale
Ishango Oratorio (2003)
Un spectacle qui présente de la musique, du jazz, du choeur classique, de la danse, des conteurs, réunis autour de la jungle d'Afrique (aussi le Bengale), les contes animaliers, l'os d'Ishango, le sort de l'enfant et de la femme Africaine.
Thèmes musicaux de Chris Joris et/ou Daniel Schell.
Musique pour choeur écrite par Daniel Schell sur les textes de poètes Africains - Titinga Pacere (Burkina Faso en langue More), Gcina Mhlophe (Afrique du Sud en Zulu), Chirikure Chirikure (Zimbabwe en Shona) - et Indien - Lokenath Bhattacharya (Bengal>e en bengali).
Avec le Choeur Symphonique de Namur (CCFB, 70 choristes) sous la direction de Denis Menier. L' ensemble du percussioniste Chris Joris avec Fabrice Alleman (sax), Chris Menten (basse), Daniel Schell (tape-guitare, Megatar TM, Chapman Stick TM, electronique), Dieudonné Kabongo (jembe, conteur), Ken N'Diaye (jembe, conteur), Josephat (chanteur, danseur, jembe).
Production Artistique : Pascal Noël . Production exécutive: Michel Pletinx pour MPM-Triomus. Conseiller scientifique: Dirk Huylebrouck. Réalisateur du film: Georges Camanayo. Chargé de communication: Heikki Lénsipohja.
CD: 'Ishango' Lyrae, Universal.
L'Oratorio Ishango a été créé aux Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, en Novembre 2001. Puis Maison de la Culture d'Arlon, Septembre 2003, Capitole, Gand Novembre 2003. Théatre St Michel, Bruxelles, Nov 2003. Zuiderspershuis, Anvers, Decembre 2003.

Choeur de Namur
Chris
Joris
Daniel
Schell

L'os d'Ishango comme source d'inspiration
L'un des aspects intéressants de l'os d'Ishango est qu'il est recouvert de barres qui pourraient être les éléments d'une énigme mathématique. Nous aurions pu, de ce fait, établir une correspondance directe entre les mathématiques de l'os et la musique. Par exemple, nous aurions pu utiliser un groupe de 6 mesures, suivi d'un groupe de 10, puis de 12, établissant ainsi une relation directe entre les barres de l'os et celles de la musique. Mais ce procédé paraît enfantin et n'a pas été utilisé. L'approche que nous avons utilisée, et trouvée plus intéressante, est de considérer que l'os est un signe d'intelligence de l'Afrique antique, et que des signes similaires pourraient être trouvés dans la memoria humana d'aujourd'hui, par exemple dans des contes traditionnels. En vue d'investiguer cette hypothèse, nous avons contacté quelques poètes importants, la plupart d'Afrique, mais aussi l'un du Bengale (le Bengale dispose aussi d'une jungle), et leur avons demandé s'ils disposaient d'histoires ayant un caractère d'archétype. Nous avons pu découvrir avec eux quelques histoire métaphoriques ayant trait à la jungle, aux animaux ou aux caractères sociaux. Certaines d'entre elles, comme l'histoire des deux yeux du lion (voir Pacere) , nous ont paru aussi, si pas plus, anciennes que l'os lui-même. Dans cet ordre d'idées, nous avons considéré que les gravures de l'os ne faisaient que nous conter l'une de ces histoires...
Poets of the spectacle Ishango
Les textes des poètes suivants ont été mis en musique par Daniel Schell, à l'intention du Choeur de Namur en vue du spectacle Ishango.
Titinga Frederic Pacere
Burkina Faso. Langues More et Français.
Auteur de traités de poésie et d'ethnographie sur la signification des masques, les langages du tam-tam et les pratiques du peuple More. Pacere a été l'un des plus importants contributeurs du projet Ishango, principalement en ce qui concerne les tam-tams comme moyen et langage de communication dans et entre les villages. Dans son poème ' l'os d'Ishango' il suggére que les colonnes 1 et 3 ont un total de 60, alors que la colonne 2 n'a que 48. 'O' est la différence?' demande-t-il, aux fins de suggérer poétiquement le chiffre 12, lui-même base de l'antique calcul.
Il a aussi fondé le Musée des Masques Africains de Ouagadougou.
Il est engagé dans la défense des droits de l'homme en Afrique. L'Unicef lui a demandé de rédiger un poême sur l'enfant Africain.
Dans le spectacle: Kamaanre Le chien voleur, Nina Yibu Le lion, Le poème du tam-tam, Il est des enfants, L'os d'Ishango

Gcina Mhlophe
Afrique du Sud. Langues Zulu et Anglais.
Chanteuse, conteuse et poète.
Figure très populaire d'Afrique du Sud, elle est l'auteur de nombreux contes animaliers. C'est aussi un personnage politiquement engagé pour la défense des droits de la femme africaine.
Dans le spectacle : African
Woman, U fudukazi the tortoise.
Gcina Mhlophe
Chirikure Chirikure
Zimbabwe. Langues Shona et Anglais.
Un des poètes africains les plus connus dans le monde anglo-saxon. Ses poèmes sont étudiés par exemple à l'Université d'Oxford.

Chirikure & Daniel Schell (Photo Clic Music)
Titinga Frederic Pacere
Burkina Faso. Languages More and French.
Il a écrit plusieurs poésies, un traité d'ethnographie sur les masques, le language du tam tam et les pratiques du peuple More.
Pacere fut un des plus grands contributeurs du projet Ishango.
Un travail important concernant l'usage des tam-tams comme language de communication entre villages.
Dans sa poésie 'L'os d'Ishango', Pacere suggère que la colonne 1 et 3 de l'os
In his poetry 'The
Ishango bone' , Pacere suggests that column 1 and 3 of the bone sum up to 60,
but column 2 to 48 . He asks 'Where is the difference' suggesting poetically a
difference of 12, which is in fact the base of the antique calculation.
He founded the Museum of African Masks in Ouagadougou.
He is active in the defense of Human Rights in
Africa. The Unicef has asked him to write a poem on the African child.
In the spectacle :Kamaange
Le chien voleur, Nina Yibu Le lion,
Le poème du tam-tam, Il est
des enfants, The Ishango Bone

Daniel Schell & Titinga Pacere
Lokenath Bhattacharya
India (Bengal), France. Language: Bengali.
This well known poet has a large oeuvre. He has
translated the poetry of Henri Michaux in Bengali language. Living in Paris,
he represented there the Bengali litterary life.
He died recently in Egypt in a car accident.
In the spectacle : Shuopoka,
la chenille.
The bone of Ishango
The bone of Ishangowas found in Africa in the years 1950 by Professor Heinzelin. It was situated in
the village of Ishango, at the source of the Nil, between congo and Ouganda.
It is 20.000 years old and
can be considered as one of the first sign of a human intelligence. It is
covered by marks - bar codes? - which could be a remarkable mathemathical enigma. It can
be seen in the Museum of Natural History, Rue Vauthier in Brussels. Recently,
the City of Brussels, has choosen the Ishango bone as a symbol of fraternity
against racism.
Dirk Huylebrouck has written extensively over
the Ishango bone. His most recent contribuution is in Kadath, April 2003
(in French).
The mathematics of the bone
Aparent number of bars per column (not always clear)
In base 12
The Sum per column: 60. 48 , 60
with 60 = 5*12 and 48=4*12
In base 10
multiplication by a factor of 2
All these calculations are speculations. The correspondence is not always uniform on the bone. For instance not all pair of numbers of column 2 sum up to 10. The number of bars is also not absolutely clear on the bone. Nevertheless, there is a remarkable evidence of intelligence and the possibility of a counting process, maybe in base 6/12, and that some 20.000 years ago. And that was enough to trigger our poetical creativity.
Notes by Daniel Schell
(from 'Famous dialogs') : (2003) for clarinet and piano. Musical theatre.
Duration: 15 min.
This piece emphasises on the communication between musicians.
Music: Three parts, I Slow, Rubato. II Medium. III Fast.
The music is based on the flou. Numerous special fingerings for the clarinet.
Scales in parallel seconds for the piano.
Creation : by Emmanuel Suys (clarinet Bb) and Jean-Pierre Delens (piano) . Festival Raoul De Smet. De Singel, Antwerpen
Publisher: Clic Music, Score plus text.
An excerpt from the text:
C Right. In other worlds. If this is early morning
P Right. Then there is communication
C crescendo Right. And there is communication between us.
P- Right. I mean, not only you and me. I mean all of us, you, and him shows, and him, here and elsewhere.
C _ Right. Then the sun will rise on a planet in peace.
P- Right. And this is evening.
C- Right. This is midday also.
P- Right. And I mean, not only us musicians. I mean also garage owners, rich tailors, soldiers, Belgian chocolate shops, hairdressers.
C. Right. If this is an early morning song, then be the humanity in peace.
P _ Right. In other words. If there is communication, there is peace
C & P Right, right, right. Three times right. sing It's a do, a re , a mi...
Daniel Schell.
Als (van Beroemde Dialogen)
Door Daniel Schell vertaling: Jeroen Wilhelmus
C: Juist. In andere werelden. Als dit de vroege ochtend is
P:
Juist. Dan is er communicatie
C: crescendo Juist. Dan is er communicatie tussen ons.P:
Juist. Ik bedoel, niet alleen u en ik. Ik bedoel ons allemaal, u,en
hij -toont dit-, en hij, hier en elders.
C:
Juist. Dan zal de zon opkomen op een vredige planeet.
P: Juist. En dit is de avond.
C : Juist. Dit is ook de middag.
P:
Juist. En ik bedoel, niet alleen ons, de musici. Ik bedoel ook garage-eigenaars,
rijke kleermakers, militairen, Belgian chocoladewinkels, kappers.
C: Juist. Als dit een vroeg ochtendlied is, dan zal de mensheid vrede
kennen.
P: Juist. Met andere woorden. Als er communicatie is, is er vrede.
C & P: Juist, juist, juist. Drie keer juist. Zingen. Het is een do, een re, eenmi...

Christian Dotremont sur la digue d'Ostende (Photo O.Schellekens c)
Au delà de son oeuvre poétique importante, Christian Dotremont a développé un travail non moins important de graphiste, produisant les 'logogrammes', dans une sorte de calligraphie abstraite.


Logogrammes de Christian Dotremont (C Guy Dotremont)

Dans une de ses collaborations les plus remarquables, avec les artistes Cobra comme Jorn, Alechinsky ou Vandercam, entre autres, il allait écrire des poèmes à même les tableaux et sculptures de ces artistes, agissant ainsi comme un catalyseur. Ces œuvres de collaboration apparaissent aujourd'hui comme les plus fortes du mouvement Cobra.
Un jour il y a eu le merveilleux texte 'Digues'. Ce curieux recueil est une sorte de poème abstrait d'une vingtaine de pages. Il a été terminé en juillet 1957 et publié en Octobre 1959. L'édition, rare aujourd'hui, de ce petit livret, est agrémentée de photos prises par Oscar Schellekens. Lui-même et Serge Vandercam, tous deux photographes, étaient partis avec Dotremont sur la digue, aux fins de le photographier. Il y a eu une sorte de 'happening' doublé d'un petit 'opera' car les deux photographes tournaient autour de Christian..
Un logogramme, plus exactement « Rien qu’à entendre cette pluie… » de Logogramme II, est présenté comme une ‘partition’ au violoncelliste ainsi qu’au metteur en scène. Le violoncelle reflète de façon analogique les mouvements de 'logogrammes', afin d’exprimer une dynamique d'expression. Le concert se passe devant les projections d'éléments de cette œuvre ainsi que des fameuses photos de 'Digue'.
Concert-Théâtre musical: Les étudiants du Conservatoire Royal de Mons, Directeur: André Foulon.
Avec Mathilde Sevrin: Soprano /Angelique Charbonnel: cello / Magali Rischette et Adrien Brogna: Guitares. Avec la collaboration de Jean-Philippe Collard-Neven, professeur de musique de chambre.
Création: Chant 1 Exposition Dotremont, Musée des Beaux-Arts de Mons. Oeuvre complète (Chants 1 à 5) Musées d'Ixelles, Samedi 3 Septembre, 11h, dans le cadre de l'exposition des Dotremont d'Alechinsky. Avec l'aimable autorisation de Guy Dotremont, Talia et Joel Vandercam, Pierre Alechinsky, et le concours du Musée d'Ixelles.

Le piano n'est pas l'instrument préféré de Daniel, avec son tempérament fixe et son manque d'expressivité du "toucher". Lorsque Alessandra Garosi demanda à Daniel d'écrire une sonate, il se concentra sur les aspects expressifs et émotifs. La structure harmonique reflète la recherche optimale de Daniel, typique de l'univers Karo.
La seconde sonate écrite par Daniel Schell pour Alessandra Garossi. Les charactéristiques de cette composition sont: les mélodies expressives, déphasage sur l'accompagnement, phrases en secondes parallèles, et quelques techniques harmoniques typiques de Daniel.
Concerto en D pour violon & orchestre, Paganini: arrangement pour orchestre d'harmonie, 'La Musique Des Guides'

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